Marc Daigle
Producteur

Marc Daigle a débuté en cinéma par la réalisation: Colombine (1970, cm) et C’est ben beau l’amour (1971, lm), «coup d’œil lucide sur la vie des cégépiens». En 1971, il participe à la fondation de l’ACPAV et décide de son passage en production. Depuis sa carrière s’est poursuivie exclusivement dans cette coopérative, si l’on excepte un intermède, en parallèle, comme contractuel à l’ONF de 1977 à 1980.

«Marc Daigle produit des films de réalisateurs qui comptent parmi les plus représentatifs de la génération des années 70 et 80: Jean Chabot (Une nuit en Amérique, 1974), Jean-Guy Noël (Tu brûles… tu brûles…, 1973; Ti-cul Tougas, 1976; Tinamer, 1987), Paul Tana (Les grands enfants, 1980; Caffè Italia Montréal, 1985; La Sarrasine, 1991; La déroute, 1998), Hubert-Yves Rose (La ligne de chaleur, 1989). On le retrouve en outre associé à Bernadette Payeur, notamment pour les films de Pierre Falardeau (Le party, 1989; Octobre, 1994; Miracle à Memphis, 1999), ceux de Bernard Émond (La femme qui boit, 2000; La donation, 2008; celui de Benoit Pilon (Ce qu’il faut pour vivre, 2006). Il produit en 2003 Les immortels, premier long métrage de fiction de Paul Thinel. Il touche au documentaire (Suzanne Guy, Jean-Claude Coulbois pour son diptyque Un miroir sur la scène). Président de l’ACPAV depuis 1990, il siège au conseil d’administration de l’APFTQ. Dans l’ensemble, Daigle contribue surtout, par son travail, à l’exploration de voies nouvelles dans le domaine de la fiction au Québec.»* (P.V.)

Il est le producteur québécois du film Rêves de poussière de Laurent Salgues, une co-production France/Canada, présenté aux Journées des auteurs/Venice Days (2006) et à Sundance (World Cinema Dramatic Competition), 2007.

Il a récemment produit Le vendeur de Sébastien Pilote avec Bernadette Payeur, (Sundance, World Cinema Dramatic Competition, 2011). Il a agi à titre de producteur exécutif pour le film de Julie Hivon Tromper le silence (FFM, compétition 2010). Il prépare le troisième long métrage de Sophie Deraspe (Rechercher Victor Pellerin, 2007; Les signes vitaux, 2009), Les loups.

*Filmographie adaptée du Dictionnaire du cinéma québécois, Michel Coulombe et Marcel Jean, Boréal, 2006

 

Bernadette Payeur
Productrice

Bernadette Payeur fait ses débuts comme productrice avec le court métrage Elvis Gratton de Pierre Falardeau et Julien Poulin. Elle produira par la suite les deux autres courts métrages Gratton qui donneront naissance au film culte, Elvis Gratton, le king des kings.

En 1983, elle produit le premier long métrage de Léa Pool, La Femme de l’hôtel et en 1988, Sortie 234, un court métrage de fiction de Michel Langlois. En 1989 elle poursuit sa collaboration avec Pierre Falardeau avec Le Party, ainsi qu’avec Michel Langlois sur les films Lettre à mon père (1992) et Cap Tourmente (1993). En 1992 et 1993 elle produit successivement deux documentaires de Bernard Émond: Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces et L’instant et la patience. C’est en 1994 qu’Octobre de Falardeau voit enfin le jour, au prix de nombreuses difficultés. Elle signe ensuite la production d’un documentaire en deux volets: Un miroir sur la scène de Jean-Claude Coulbois (de 1995 à 1997). Suivent en 1998 une télésérie de 5 émissions Les Artisans du cinéma de Serge Giguère et, en association avec Marc Daigle, La Déroute de Paul Tana.

En 1999, elle produit le documentaire L’Erreur boréale de Richard Desjardins et Robert Monderie ainsi que Miracle à Memphis – Elvis Gratton II, de Pierre Falardeau. Toujours avec ce même réalisateur, elle produit 15 février 1839 et, simultanément, La Femme qui boit, premier long métrage fiction de Bernard Émond. En 2002, elle poursuit avec le deuxième film de ce réalisateur, 20h17 rue Darling. En 2004 on lui doit aussi la production de La Vengeance d’Elvis Wong de Pierre Falardeau et en 2005, celle du film lumineux de Bernard Émond, La Neuvaine. En 2006 elle produit le premier long métrage de Benoit Pilon, Ce qu’il faut pour vivre, d’après un scénario de Bernard Émond et, en concomitance, Contre toute espérance, deuxième volet de la trilogie de Bernard Émond amorcée avec La Neuvaine. L’année 2008 clôturera la trilogie de Bernard Émond avec La Donation. Ce même Bernard Émond recommande chaudement le jeune cinéaste saguenéen Sébastien Pilote avec qui elle produit le film Le Vendeur en 2011. Cette même année, elle produit le 6ième long métrage fiction de Bernard Émond, Tout ce que tu possèdes et le documentaire Mort subite d’un homme de théâtre de Jean-Claude Coulbois. En 2012, c’est Le Démantèlement, le dernier film de Sébastien Pilote qu’elle produit. Elle est la productrice du nouveau film de Bernard Émond, Katia, actuellement en préparation.   

 

Robert Lacerte
Producteur

Robert Lacerte est diplômé en production cinématographique, promotion 1986, de l’Université Concordia de Montréal. Avec sa compagnie de production « Les films Lacerte », il a produit plusieurs court métrages à succès qui ont été vu dans les plus prestigieux festivals de films dans le monde. « Le retraité » (d’après la nouvelle de Boris Vian) réalisé en 1994 par Yves Bélanger, « meilleure écriture cinématographique » au Festival de Huy en Belgique, « Le lépidoptère » réalisé en 1996 par Chloë Mercier, « premier prix » au Festival de Ste-Thérèse au Québec, « Pendant ce temps… » réalisé en 1998 par Ghyslaine Côté, « Grand prix » au Stony Brook Film Festival de New York, nominé au Gala des Jutra et aux Genie Awards ainsi qu’une présentation au Sundance Film Festival. En plus des festivals, ces films ont joué en salles commerciales en première partie de longs métrages et ont été diffusés à la télévision canadienne. Robert a aussi produit plusieurs séries télévisées de programmes courts à Canal Famille devenu depuis Vrak.tv. Ces séries ont été très prisées par les marchés étrangers.

 Parallèlement à sa carrière de producteur, il a travaillé sur plusieurs longs métrages de fiction et documentaires à titre de directeur de production.

 De 2005 à 2010, il a œuvré au sein des organismes de financement de films québécois et canadiens à titre d’« analyste financier » à la Sodec, à Téléfilm Canada et au Fonds des média du Canada.

 En 2012, Robert s’est joint à l’équipe de producteurs de l’ACPAV. Il y développe des projets de films longs métrages aux sujets percutants voulant rejoindre un large auditoire, notamment  « Tout est permis » de Mario Bolduc. Il est associé aux films « Les loups » de Sophie Deraspe, « Les amoureux orphelins » de Michel DT Lam et « Iqaluit » de Benoit Pilon.

 

Claudette Dubé, administratrice

Ginette Lavigne, coordonnatrice